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Les services au coeur d’un territoire pour un vivre ensemble
Qu’est-ce qui paraît nécessaire à maintenir pour l’avenir en rural ? Globalement, ce qui apparaît comme nécessaire pour le rural, dans nos équipes CMR, peut se traduire au travers de ces 5 approches : 1. ÉCONOMIQUE Constat du développement grandissant des services à la personne (privés/travailleurs indépendants) : soins médicaux, entretien à domicile, commerce de dépannage, coiffeur, repas à domicile, pizzeria ambulante,... Ces services correspondent aux besoins actuels en raison de la souplesse qu’ils offrent et des domaines qu’ils couvrent (santé, alimentation, besoins primaires). 2. SOCIAL Evolution des mentalités autour de la nécessité de se regrouper (besoin de lutter contre l’individualisme, la solitude) : club de marche, animations pour petits et grands, mise en place d’actions collectives, constitution d’associations autour des préoccupations, accueil des nouveaux arrivants,... La nécessité de se rencontrer perdure, mais elle est davantage axée sur les centres d’intérêts de personnes (ex : crèches, halte garderies, ...) et moins sur des courants d’idées (ex : défense des intérêts des consommateurs, droits syndicaux, recherche de sens religieux). Nécessité de définir un espace pour y faire vivre un tissu social, pour maintenir une vie en milieu rural. Les habitants souhaitent continuer à bénéficier de ce tissu social et accéder facilement à des structures qui créent du lien. Ils n souhaitent pas se sentir isolés. 3. POLITIQUE Création et priorités politiques des intercommunalités : regroupement scolaire, cantines, transports (personnes âgées et enfants), gestion des déchets,... Cet état de fait procure des tiraillements. C’est une nécessité à présent de travailler en intercommunalité, mais en même temps, c’est une perte d’identité pour les structures de base. Dans tout les cas, c’est une évolution qui favorise les services à la personne, notamment par le développement d’infrastructures (cantine, traitement des déchets, espace de loisirs,...). Face à l’intercommunalité, on sent que les petites communes souhaitent garder leurs identités, mais ont aussi besoin d’infrastructures qu’elles ne peuvent gérer seules. Il faut veiller à bien mettre au service de ces petites communes, et donc des personnes, ce nouveau moyen d’aides. Avoir des services, comprendre leurs intérêts, et surtout les utiliser (nouvelles technologies,...). 4. SPIRITUEL Besoin d’une « Eglise pas fermée sur elle même », mais ouverte sur l’extérieur (ex : vivre ce lien avec l’Église par la rencontre des jeunes parents lors de la préparation au Baptème ). Tout comme en intercommunalité, les paroisses doivent s’associer, mais elle perdent une part de leur autonomie. 5. CULTUREL Evolution très nette de la communication et du développement local à l’aide de différents moyens : bibliobus, cyber-café,... mais aussi des animations culturelles gratuites (expos, conférences, spectacles,...). Cette forme de développement (tel qu’il est apparût dans chacun des questionnaires), est importante pour la vie en milieu rural. Mais est-ce accessible à tous ? Valorisation de l’environnement par le tourisme (gîtes ruraux, pistes cyclables, ...). Liste des initiatives locales ce qui naît sur notre département – Développement de nouveaux,
Les services publics On s’aperçoit à travers des enquêtes que les services publics disparaissent (ex : guichets de la poste) et que c’est les services de proximité qui prennent le relais (le boulanger assure un point poste,...). De cette situation, on s’aperçoit que les personnes mélangent services publics et services de proximité. On ressent que tout ce qui touche au domaine de l’éducation est important et que l’on souhaite son maintien (crèches, écoles,...). Peu importe s’ils sont publics ou de proximité, nous avons besoin de services. A une époque, le service public était garant d’emplois sûrs et d’un service rendu plus adapté à la demande. N’est-ce pas là un recul ? Les services de proximité Le service de proximité, c’est ne pas avoir à se déplacer, c’est ce qui arrive à notre porte, ce qui existe au village ou à quelques kilomètres, mais jusqu’où ? La liste des services est longue dans les réponses aux enquêtes formées par les équipes. S’il est des services qui disparaissent (petits commerces), d’autres naissent : tournées des commerçants, services à domicile (coiffeur,...), moyens de communication (internet). Mais est-ce accessible à tout le monde ? On constate l’importance des services à la personne ; soins à domicile, portage des repas, aide ménagère, ... ce qui permet notamment à nos aînés de vivre et de rester au pays. Peu de réponses et e commentaires en ce qui concerne les services assurés par les artisans. Au niveau de la culture, des loisirs, des associations locales, des salles communales, on souligne l’importance de maintenir, de créer du lien social. Certains déplorent d’ailleurs que cet aspect est plutôt en régression : manque d’ouverture, de partage, de civisme. Etre aussi attentif pour répondre aux besoins de nouveaux arrivants. Des communautés de communes, des réflexions collectives sur des projets naissent. Penser à la répartition des services est un vrai choix de société et une question de solidarité à l’écoute des besoins réels. Les choix qui se font sont-ils pour servir tout être humain ? Les communautés paroissiales perdent leur autonomie et certaines prérogatives par les regroupements : comment assurer une communauté Chrétienne vivante avec les mouvements et les divers services ? Pour vivre au pays, pour un espace où il fait bon vivre, où les familles, les petits, les grands, les aînés, les personnes seules, handicapées, se sentent bien, il paraît nécessaire de faire exister un tissu social, associatif, avec des services de proximité. Exemple d’une expérience à Madegney Suite à l’arrivée de nouveaux arrivants dans nos villages, il a fallu prévoir l’accueil de nombreux enfants. Petite révolution sur la commune de Madeley où, cette année, a vu l’ouverture d’une grande école regroupant 9 villages et une centaine d’enfants Elle permet de les accueillir matin et soir à la garderie est une cantine est à disposition. Vraiment de quoi combler l’attente des nouveaux arrivants venus de la « ville » ! Malgré tout les avis restent divisés puisque certains vous diront que la garderie ne résout pas le problèmes du mercredi et des vacances scolaires ! Il faut trouver une nounou qui accepte de recevoir les enfants uniquement durant ces périodes. D’autres pensent qu’une journée (de 8h30 à 17h transport compris) est longue pour les plus petits. Il faut aussi s’organiser le midi car les transports ne sont plus assurés. De toute façon, il est toujours très difficile de satisfaire l’ensemble d’une communauté. Mais, avec les possibilités offertes par ce groupement scolaire, la plupart devrait y trouver son compte,... surtout les enfants !!! Plus d’infos : contacter le Fédération CMR Vosges au 03.29.35.05.51 |
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